Pourquoi la norme EN 50549 est-elle indispensable ?
La recharge bidirectionnelle permet non seulement de recharger un véhicule électrique, mais également de réinjecter de l’énergie sur le réseau électrique.
Cette capacité transforme le véhicule en véritable unité de production d’électricité. À ce titre, des exigences réglementaires supplémentaires s’appliquent par rapport à une simple borne de recharge. Si la norme ISO 15118 encadre la communication entre le véhicule et la borne, d’autres réglementations définissent les conditions dans lesquelles un générateur peut injecter de l’énergie sur le réseau.
Ces exigences sont harmonisées au niveau européen, puis adaptées par chaque pays selon les spécificités de son réseau électrique.
Dans notre projet, nous nous sommes concentrés sur la version française de la norme EN 50549.
L’objectif du projet
Notre client souhaitait développer une fonctionnalité V2G permettant à ses utilisateurs de revendre l’énergie stockée dans la batterie de leur véhicule sur le réseau électrique.
Pour pouvoir commercialiser cette solution, il était indispensable d’obtenir une attestation de conformité au grid code, c’est-à-dire aux règles de raccordement imposées aux producteurs d’électricité.
Acsystème est intervenu depuis la phase de spécification logicielle jusqu’à la validation sur banc d’essai afin d’accompagner le client dans l’obtention de cette certification.
Les deux volets de la norme
Dans notre cas d’application, la norme EN 50549 se compose principalement de deux parties :
- EN 50549-1, qui décrit le comportement attendu des générateurs raccordés au réseau basse tension,
- EN 50549-10, qui définit les essais permettant de vérifier cette conformité.
La partie 1 concerne les petites et moyennes unités de production, jusqu’à 1 MW. Même si cette puissance est importante, un véhicule électrique entre naturellement dans cette catégorie en tant que très petite unité de production.
Exemple d’exigence : la gestion des surfréquences
Parmi les exigences de la norme figure la réaction du système en cas de surfréquence.
La fréquence nominale du réseau européen est de 50 Hz. Lorsque celle-ci dépasse 50,2 Hz, cela traduit généralement une production d’électricité supérieure à la consommation. Dans cette situation, chaque producteur doit diminuer sa puissance injectée afin de contribuer à la stabilisation du réseau.
Lors des essais, on vérifie donc qu’une augmentation de la fréquence entraîne automatiquement une réduction de la puissance active injectée.